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Mr. Nobody de Jaco Van Dormael.

27 Août

Je devais regarder ce film depuis une éternité, par simplement regain patriotique, qu’un Belge l’ait réalisé, Jaco Van Dormael. Je ne sais pas en France, mais en Belgique, on en a beaucoup entendu parler, surtout dans les JT et la cérémonie des Magritte du Cinéma. Je ne suis pas vraiment un fan de Jared Leto, qui me semble, je ne sais pas pourquoi, n’être qu’un chanteur qui joue l’acteur (ô combien, je me méprenais, car il est excellent.)

Donc, Mr. Nobody est l’histoire de choix. D’un ton poétique, on découvre l’arbre des possibilités de Némo. Comment aurait été sa vie s’il avait agi d’une autre façon . C’est ainsi que l’on suit le même personnage dans des vies différentes. Bizarrement, ça ne devient jamais confus, et l’on s’y trouve toujours assez facilement. Nous permettre de voir tous ces possibles nous fait interroger sur nos propres choix, et ses conséquences. C’est un thème déjà répandu au cinéma, rien que le film « l’Effet Papillon », mais ici, l’effet est multiplié par 10.

 

J’ai apprécié le côté poétique du film. L’histoire est une fable, un conte pour enfants. Les décors en 2070 (2080 ?) sont épurés, le monde mis en place reste déroutant, et l’aise perplexe sur l’avenir, car l’on y découvre un peu les craintes, et peurs de l’homme. Ce qui est tout à faire normal, quand l’on voit à la fin, que c’est un monde, tout un univers qui été inventé par un gosse effrayé face au devoir de faire un choix. Je l’avais compris vers la moitié du film, que rien n’avait réellement été vécu, et que l’on se retrouve dans la tête et l’imagination de Némo confronté au divorce de ses parents. Tout ce qui est en suite raconté après ce premier choix devient symbolique, surtout narré par la voix off de Némo, petit.

 

Le pauvre, même si tout n’est qu’imagination, il ne pense aucun des deux choix, ce qu’il fera, comment il agira, ne sera réellement bien. Il imagine sa propre mort de façon plusieurs façons différentes. Dans le traumatisme du divorce de ses parents, il ne s’imagine pas épanouit n’y avec sa mère seule, ni avec son père. Et, j’aime beaucoup cette fin ouverte, où Némo s’enfuit, car de tous les possibles, c’était la seule que l’on n’avait pas explorée. Ça ne me dérange pas que l’on ne sache pas vraiment ce qui va se passer par la suite.

 

Enfin, pour revenir, sur les « fausses » histoires, j’ai eu un gros coup de cœur pour l’histoire d’amour entre Némo et Anna. Cette relation semble être l’un des noyaux durs du film. Même s’il n’a jamais rencontré Anna, il la croise à différents moments. Ce sont des occasions manquées pour être heureuses. Les histoires montrent que dans une certaine recherche du bonheur, c’est avec Anna qui le trouvera. De plus, la fin du film, quand nous retrouvons Némo sur le banc près du phare, sans que l’on ne sache pourquoi il s’y trouve. (Des liens avec l’histoire qu’il aurait vécue avec sa mère dans sa « réelle » vie ?) Toujours est-il qu’il y est, et qu’Anna le rejoint. Donc, il y a par moment de pointe de destinées, et la théorie de  l’âme sœur.  Peut-être que je dis n’importe quoi.

 

Enfin, j’ai adoré ce moment de cinéma. C’était beau, poétique. J’ai rêvé avec cette histoire. J’ai voyagé, et aimé explorer toutes histoires. Et je voudrais rajouter, que j’ai adoré la bande originale.

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