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Midnight in Paris de Woody Allen

5 Sep

 

Le film commence avec 5 minutes de vue de Paris avec une musique entraînante, les premiers plans nous enchantent et nous font rêver, mais à la fin, qu’une envie, c’est  que l’histoire commence. Woody Allen abuse dès le début avec son intro. De là, le ton est donné.

 

Ce film est un gros délire personnel de Woody Allen sur Paris et il laisse le spectateur sur le côté. Il crée un écrivain qui recherche de l’inspiration pour son livre, et Paris est sa muse, et sa future femme, elle, est une sorte de frein. Alors que Gil veut flâner dans Paris, Ines veut voir le plus de choses et faire du shopping. Ma foi, ce n’est pas si diabolique, alors qu’elle est un peu présentée comme la méchante de service. Une obligation quand Gil est le prototype même de Woody, c’est une évidence. Si on ne voit pas le film ainsi, on n’y rentre jamais, quoique même en ayant compris, on n’y rentra jamais non plus.

 

Je me faisais une joie de découvrir, enfin, le film. Un pitch intéressant qui présente un écrivain qui à Minuit redécouvre le Paris des années folles. J’adore, j’ai une certaine passion pour tout ce qui est art, et surtout l’art nouveau et l’art déco. L’ennui, c’est que c’est très mal exploité. Le problème quand un réalisateur s’identifie autant dans un personnage, c’est que l’on délaisse les autres personnages. Les scènes où Gil découvre ce monde des années 20 sont amusantes et fascinantes, mais elles deviennent très vite barbantes. Gil ne peut en faire profiter personne, il essaie avec Ines, et encore une fois, le cliché par excellence, le phénomène ne se passe pas exactement comme voulu. Ça ne se déroule pas du tout pour Inès, tout court, qui décide de rentrer. Chose compréhensible, pourquoi faut-il toujours que les héros qui ont un tel secret essaient de leur montrer et non pas d’expliquer calmement? C’est énervant à la fin.

 

Donc, Gil voyage dans le temps. Le film se perdant totalement, on comprend à la fin qu’il pouvait vraiment voyager, et que ce n’était pas un songe durant ses voyages.  C’est presque décevant, car ça entraîne des scènes burlesques dispensables, Gad Elmaleh au temps de Louis XIV reste foncièrement ridicule. Ça entraîne une complication juste par envie et livrée une moralité, quand Adriana et Gil se retrouvent à la Grande Époque. On nous fait comprendre qu’aucune époque n’est la bonne, et patati et patata, et que l’on doit se contenter de ce que l’on nous offre (et que paris reste magnifique dans tous les cas). Pourquoi ce retournement de situation dans la narration à le faire réellement voyager dans le temps ? Une rêverie avec bien plus de symbolique d’un réel voyage.

 

Surtout pour les personnages qu’il rencontre, ce sont des caricatures des personnalités célèbrent. Enfin, personnalité, en plus d’être un trip personnel de Woody Allen, c’est un trip bobo où les personnalités sont des personnalités intellectuelles de la littérature. Je dois l’avouer, que Zelda, Coper, je n’en avais jamais entendu parler. J’ai tapé sur Wikipédia la plupart des personnages pour en avoir une idée sur le travail présenté. Ça ne permet aucun enthousiasme de voir ces célébrités à l’écran.  Je ne suis pas très littérature… J’ai d’ailleurs été étonné avec une affiche qui montre une adaptation de « La nuit étoilée » de Van Gogh, le film ne s’attarde jamais sur la peinture. Et si des peintres sont présentés, ce sont par des personnages aux traits grossiers. C’est décevant.

 

Je me pose la question, les Français qui jouent dedans étaient payés pour jouer mal pour que les anglophones puissent les comprendre ? Non, mais je n’ai rien contre Carla Bruni, mais c’était un désastre. Celui qui jouait Toulouse Lautrec n’était guère mieux. La palme est la femme qui ouvre chez Maxim’s (Catherine Benguigui) mes oreilles saignaient quand l’actrice récitait d’une voix monocorde son texte. C’était affreux. Marion Cotillard, j’ai bon l’adorer, mais elle ne sauvait pas les meubles. Son personnage était froid et n’avait aucune dimension.

 

Enfin, j’ai bon dire, mais c’est Paris, ça donne une atmosphère au film. Et la première partie est plutôt satisfaisante, avant que tout s’écroule.

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Mr. Nobody de Jaco Van Dormael.

27 Août

Je devais regarder ce film depuis une éternité, par simplement regain patriotique, qu’un Belge l’ait réalisé, Jaco Van Dormael. Je ne sais pas en France, mais en Belgique, on en a beaucoup entendu parler, surtout dans les JT et la cérémonie des Magritte du Cinéma. Je ne suis pas vraiment un fan de Jared Leto, qui me semble, je ne sais pas pourquoi, n’être qu’un chanteur qui joue l’acteur (ô combien, je me méprenais, car il est excellent.)

Donc, Mr. Nobody est l’histoire de choix. D’un ton poétique, on découvre l’arbre des possibilités de Némo. Comment aurait été sa vie s’il avait agi d’une autre façon . C’est ainsi que l’on suit le même personnage dans des vies différentes. Bizarrement, ça ne devient jamais confus, et l’on s’y trouve toujours assez facilement. Nous permettre de voir tous ces possibles nous fait interroger sur nos propres choix, et ses conséquences. C’est un thème déjà répandu au cinéma, rien que le film « l’Effet Papillon », mais ici, l’effet est multiplié par 10.

 

J’ai apprécié le côté poétique du film. L’histoire est une fable, un conte pour enfants. Les décors en 2070 (2080 ?) sont épurés, le monde mis en place reste déroutant, et l’aise perplexe sur l’avenir, car l’on y découvre un peu les craintes, et peurs de l’homme. Ce qui est tout à faire normal, quand l’on voit à la fin, que c’est un monde, tout un univers qui été inventé par un gosse effrayé face au devoir de faire un choix. Je l’avais compris vers la moitié du film, que rien n’avait réellement été vécu, et que l’on se retrouve dans la tête et l’imagination de Némo confronté au divorce de ses parents. Tout ce qui est en suite raconté après ce premier choix devient symbolique, surtout narré par la voix off de Némo, petit.

 

Le pauvre, même si tout n’est qu’imagination, il ne pense aucun des deux choix, ce qu’il fera, comment il agira, ne sera réellement bien. Il imagine sa propre mort de façon plusieurs façons différentes. Dans le traumatisme du divorce de ses parents, il ne s’imagine pas épanouit n’y avec sa mère seule, ni avec son père. Et, j’aime beaucoup cette fin ouverte, où Némo s’enfuit, car de tous les possibles, c’était la seule que l’on n’avait pas explorée. Ça ne me dérange pas que l’on ne sache pas vraiment ce qui va se passer par la suite.

 

Enfin, pour revenir, sur les « fausses » histoires, j’ai eu un gros coup de cœur pour l’histoire d’amour entre Némo et Anna. Cette relation semble être l’un des noyaux durs du film. Même s’il n’a jamais rencontré Anna, il la croise à différents moments. Ce sont des occasions manquées pour être heureuses. Les histoires montrent que dans une certaine recherche du bonheur, c’est avec Anna qui le trouvera. De plus, la fin du film, quand nous retrouvons Némo sur le banc près du phare, sans que l’on ne sache pourquoi il s’y trouve. (Des liens avec l’histoire qu’il aurait vécue avec sa mère dans sa « réelle » vie ?) Toujours est-il qu’il y est, et qu’Anna le rejoint. Donc, il y a par moment de pointe de destinées, et la théorie de  l’âme sœur.  Peut-être que je dis n’importe quoi.

 

Enfin, j’ai adoré ce moment de cinéma. C’était beau, poétique. J’ai rêvé avec cette histoire. J’ai voyagé, et aimé explorer toutes histoires. Et je voudrais rajouter, que j’ai adoré la bande originale.